mercredi 3 juin 2009

Le mystère de la dédicace fantôme

J’ai reçu récemment un étrange appel téléphonique :
    « - Bonjour, je vous appelle pour connaître la date exacte de la dédicace de Jacques Martin.
    - Jacques Martin ?!
    - Euh, pas le présentateur télé (ça, je m’en doute bien, vu qu’il est mort), l’auteur des bandes dessinées Alix (remarquez, celui-là a presque 90 ans, il n’est plus très fringuant non plus).
    - Oui, oui, j’avais compris (c’est ça quand on travaille au rayon BD, on n’a pas les mêmes références que tout le monde). C’est juste que je ne suis pas du tout au courant d’une séance de dédicaces.
    - Peut être que votre collègue de la bande dessinée ne vous en a pas parlé…
    - C’est que… c’est moi la responsable BD et ça m’étonne quand même… Vous devez confondre avec notre magasin central, non ?
    - Non, non, c’était bien votre magasin qui était indiqué.
    - (là, je suis de plus en plus perplexe) Et vous l’avez eue où, cette information ?
    - Sur le site de Casterman (la maison d’édition qui publie les fameux Alix), dans leur rubrique agenda. »

Sur ce, il me donne gentiment l’adresse de ladite page web, où je trouve un petit communiqué expliquant que les pages originales de la dernière œuvre de Jacques Martin sont en ce moment exposées à divers endroits de la ville et qu’une séance de dédicaces est prévue au Monde des Gilets bleus. Certes, il n’y a aucune date de précisée, mais toutes les informations sont bien là… Mystère !
Pour tenter de résoudre l’énigme, j’appelle aussitôt ma représentante Casterman. Voix surprise de sa part, elle n’est visiblement au courant de rien et part à son tour à la pêche aux renseignements. Elle me rappelle quelques heures plus tard, fière d’elle : elle a trouvé ! En fait, un projet de dédicace avait bien été envisagé il y a plusieurs mois, non pas avec Jacques Martin lui-même, trop âgé pour se déplacer (là, qu’est ce que je vous disais), mais avec l’historienne co-auteur de l’ouvrage qu’il venait de publier. Le projet est tombé à l’eau, mais le service presse avait oublié de le signaler à l’équipe chargée du site web Casterman…
Et voilà, l’explication du mystère était finalement très simple. Heureusement, l’erreur a été vite rectifiée, parce qu’entre temps, j’ai eu deux autres appels pour la fameuse dédicace fantôme… (soyons positifs : ça fait au moins deux nouvelles personnes qui connaissent l’existence de notre magasin !)

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