Lorsque je vous avais présenté les différentes catégories de représentants, il me semble en avoir oublié une, et pas des moindres : le repré pas doué. Le pauvre, ce n’est pas de sa faute, il fait tout son possible, mais il accumule les bugs. Tout se ligue contre lui : les libraires qui oublient de le prévenir quand ils s’absentent une journée, le système informatique qui plante… et je dois en oublier.
Vous vous en doutez, si la catégorie me revient en tête aujourd’hui, c’est que je viens de croiser un de ses plus beaux spécimens.
Tout a commencé il y a une quinzaine de jours… Mon jour de repos hebdomadaire avait été modifié, et il s’avère que j’étais donc absente lorsque Madame XXX, représentante de son état est passée (contrairement Madame Michelin, cette repré-là travaille pour plusieurs maisons d’édition, et je n’ai pas vraiment de surnom à lui donner : l’anonymat fera l’affaire…). Elle a travaillé certaines de ses nouveautés avec mes collègues présents et, comme aucun d’entre eux ne voulait prendre la responsabilité de prendre les commandes à ma place sur les rayons qui me concerne, elle m’a laissé un bon de commande présentant brièvement chaque nouveauté. La pratique est courante : quand je reviens, je n’ai qu’à entrer les quantités que je souhaite dans notre logiciel, à imprimer la commande et la faxer. Sitôt dit, sitôt fait.
Appel de ma repré quelques jours plus tard : elle n’avait pas reçu de fax de ma part et venait aux nouvelles. Après quatre essais infructueux, il a fallut se rendre à l’évidence : un de nos fax buggait, impossible d’arriver à quoi que ce soit. Pas grave, j’envoie un mail à l’assistante de ma repré avec copie de ma commande en pièce jointe. Je reçois en échange un accusé de réception : tout va bien, affaire classée… Du moins c’est ce que je croyais !
Mais voilà qu’hier, je reçois à 19h15 un appel de Madame XXX, qui m’annonce un souci avec ma commande. Aïe...
Et j’ai donc passé un bon quart d’heure à lui dire, titre par titre, les quantités commandées. J’étais ravie, vous vous en doutez…
Aujourd’hui, nouveau coup de fil, cette fois de l’assistante de Madame XXX. Pour m’informer que suite à un problème informatique, une partie de nos commandes de nouveautés sur le mois de mars avait été perdue. (super, c’est maintenant que vous vous en rendez compte, alors qu’on est le 30 et que certains titres sont sortis depuis trois semaines ?! Vous auriez pas pu le signaler avant ?!) Mais pas de soucis, me dit joyeusement mon interlocutrice. On n’a qu’à vérifier rapidement par téléphone ce qu’on a reçu ou pas. Ce qui implique de retaper code par code tous les livres… Super, vous m’en voyez ravie !!!
Deux fois en deux jours, ça fait beaucoup : demain, je ne décroche pas mon téléphone de la journée, on ne sait jamais…
Vous vous en doutez, si la catégorie me revient en tête aujourd’hui, c’est que je viens de croiser un de ses plus beaux spécimens.
Tout a commencé il y a une quinzaine de jours… Mon jour de repos hebdomadaire avait été modifié, et il s’avère que j’étais donc absente lorsque Madame XXX, représentante de son état est passée (contrairement Madame Michelin, cette repré-là travaille pour plusieurs maisons d’édition, et je n’ai pas vraiment de surnom à lui donner : l’anonymat fera l’affaire…). Elle a travaillé certaines de ses nouveautés avec mes collègues présents et, comme aucun d’entre eux ne voulait prendre la responsabilité de prendre les commandes à ma place sur les rayons qui me concerne, elle m’a laissé un bon de commande présentant brièvement chaque nouveauté. La pratique est courante : quand je reviens, je n’ai qu’à entrer les quantités que je souhaite dans notre logiciel, à imprimer la commande et la faxer. Sitôt dit, sitôt fait.
Appel de ma repré quelques jours plus tard : elle n’avait pas reçu de fax de ma part et venait aux nouvelles. Après quatre essais infructueux, il a fallut se rendre à l’évidence : un de nos fax buggait, impossible d’arriver à quoi que ce soit. Pas grave, j’envoie un mail à l’assistante de ma repré avec copie de ma commande en pièce jointe. Je reçois en échange un accusé de réception : tout va bien, affaire classée… Du moins c’est ce que je croyais !
Mais voilà qu’hier, je reçois à 19h15 un appel de Madame XXX, qui m’annonce un souci avec ma commande. Aïe...
- « - Oui, en fait, je pense que vous avez du faire une erreur de manipulation, parce que sur le mail que vous m’avez envoyé, il n’y a que vos quantités à vous…
- Bah, non, c’est normal. J’étais la seule absente ce jour là. Pour les autres rayons, vous avez travaillé directement avec mes collègues…
- Oui, mais en sachant que vous alliez m’envoyer un fax, je n’ai rien noté sur le moment. Je pensais que vous me donneriez une copie de la commande finale.
- Sauf qu’on ne fait jamais de commande finale, vous devriez le savoir. Chaque chef de rayon édite sa propre commande. Ce n’est pourtant pas la première fois que vous venez…
- (petit rire bête de mon interlocutrice) Oh, figurez-vous que j’avais oublié ! Mais ce n’est pas grave, vous n’avez qu’à me renvoyer toutes les commandes et on en parle plus.
- Sauf que je ne les ais pas, moi, ces commandes. Tout est informatisé, je n’ai pas de copie papier.
- Ah… Eh bien, j’ai une idée ! Vous avez un peu de temps devant vous, là, non ? Je vais vous donner toutes les références une à une, et vous me direz combien vous en avez pris.
- Là, maintenant, par téléphone ?! (je rappelle qu’il était 19h20 et que le magasin fermait dans 10 minutes…)
- Ne vous inquiétez pas, ça ne sera pas long. Alors le premier titre, c’est de Guillaume…
- Stop ! Vous allez me donner les codes barres de chaque livre, ça ira plus vite. Parce que si je dois rechercher chaque référence, on n’est pas sorties de l’auberge ! »
Et j’ai donc passé un bon quart d’heure à lui dire, titre par titre, les quantités commandées. J’étais ravie, vous vous en doutez…
Aujourd’hui, nouveau coup de fil, cette fois de l’assistante de Madame XXX. Pour m’informer que suite à un problème informatique, une partie de nos commandes de nouveautés sur le mois de mars avait été perdue. (super, c’est maintenant que vous vous en rendez compte, alors qu’on est le 30 et que certains titres sont sortis depuis trois semaines ?! Vous auriez pas pu le signaler avant ?!) Mais pas de soucis, me dit joyeusement mon interlocutrice. On n’a qu’à vérifier rapidement par téléphone ce qu’on a reçu ou pas. Ce qui implique de retaper code par code tous les livres… Super, vous m’en voyez ravie !!!
Deux fois en deux jours, ça fait beaucoup : demain, je ne décroche pas mon téléphone de la journée, on ne sait jamais…