A force de ne parler que des clients boulets sur ces pages, j’ai eu peur que vous vous fassiez une idée quelque peu négative du Monde merveilleux du Gilet bleu. Je vous rassure donc de suite : ces clients ne représentent pas nos seuls interlocuteurs, loin de là. Mais il est vrai qu’ils sont tellement comiques après coup (sur le moment, on a juste des envies de meurtre) que je trouvais cela dommage de ne pas en parler.
Néanmoins, il ne fallait pas que vous en concluiez, après avoir lu mes articles, que je ne suis qu’une libraire grincheuse qui se moque gratuitement des clients désemparés venant lui demander conseil. Que nenni ! Sans me considérer comme investie d’une mission divine (faire partager ma passion des livres par le plus grand nombre), j’aime ce travail et son côté relationnel. (Et puis, c’est bientôt Noël, je me sens portée par une vague d’amour pour mes prochains…).
Je voudrais donc aujourd’hui dédier cet article à tous les clients sympathiques qui peuplent régulièrement notre librairie et qui viennent égayer notre morne quotidien.
Il y a les familles du quartier, avec leurs enfants qui grandissent à chaque visite et qui courent partout dans le magasin (au grand désespoir de M.G. qui essaye vainement de les discipliner).
Il y a les gens des bureaux alentour, qui ont pris l’habitude de venir nous demander conseil à chaque anniversaire, Noël, fête quelconque, et qu’on retrouve tous les midis ou presque en train de flâner dans les rayons.
Il y a les passionnés, avec qui on peut discuter des heures de littérature ou de bandes dessinées, s’échangeant conseils et recommandations (ce qui alimentera les discussions suivantes).
Il y a les profs de la fac d’à côté, qui se lancent dans de grandes discussions savantes avec JB (« leur rayon de soleil dans le monde gris des amphithéâtres » dixit l’un d’eux).
Et puis, il y a tous les inclassables. Ceux qui passent nous dire bonjour, juste parce qu’ils passaient dans les environs. Ceux qui font les clowns pour nous remonter le moral quand ça ne va pas. Ceux qui pourraient prendre notre place sous le Gilet bleu tant ils connaissent par cœur le magasin. Notre grand-mère étudiante qui déborde d’énergie et nous redonne le sourire à chacune de ses visites. Et celui qui laisse des commentaires enthousiastes sur ce blog sous couvert d’anonymat (ce qui ne trompe aucun gilet bleu, ceci soit dit en passant).
Sans compter tous ces gens de passages qui nous offrent un sourire et un merci...
Néanmoins, il ne fallait pas que vous en concluiez, après avoir lu mes articles, que je ne suis qu’une libraire grincheuse qui se moque gratuitement des clients désemparés venant lui demander conseil. Que nenni ! Sans me considérer comme investie d’une mission divine (faire partager ma passion des livres par le plus grand nombre), j’aime ce travail et son côté relationnel. (Et puis, c’est bientôt Noël, je me sens portée par une vague d’amour pour mes prochains…).
Je voudrais donc aujourd’hui dédier cet article à tous les clients sympathiques qui peuplent régulièrement notre librairie et qui viennent égayer notre morne quotidien.
Il y a les familles du quartier, avec leurs enfants qui grandissent à chaque visite et qui courent partout dans le magasin (au grand désespoir de M.G. qui essaye vainement de les discipliner).
Il y a les gens des bureaux alentour, qui ont pris l’habitude de venir nous demander conseil à chaque anniversaire, Noël, fête quelconque, et qu’on retrouve tous les midis ou presque en train de flâner dans les rayons.
Il y a les passionnés, avec qui on peut discuter des heures de littérature ou de bandes dessinées, s’échangeant conseils et recommandations (ce qui alimentera les discussions suivantes).
Il y a les profs de la fac d’à côté, qui se lancent dans de grandes discussions savantes avec JB (« leur rayon de soleil dans le monde gris des amphithéâtres » dixit l’un d’eux).
Et puis, il y a tous les inclassables. Ceux qui passent nous dire bonjour, juste parce qu’ils passaient dans les environs. Ceux qui font les clowns pour nous remonter le moral quand ça ne va pas. Ceux qui pourraient prendre notre place sous le Gilet bleu tant ils connaissent par cœur le magasin. Notre grand-mère étudiante qui déborde d’énergie et nous redonne le sourire à chacune de ses visites. Et celui qui laisse des commentaires enthousiastes sur ce blog sous couvert d’anonymat (ce qui ne trompe aucun gilet bleu, ceci soit dit en passant).
Sans compter tous ces gens de passages qui nous offrent un sourire et un merci...
1 commentaire:
Dans les inclassables, je veux l’anonyme !
Quel est vraiment le mystère dans ce jeu des 7 familles ?
Les gilets bleus me connaissent.
La chose est certaine à présent.
Depuis sûrement un très long moment !
Un style reste un style et trahit nécessairement son auteur.
Mais pourquoi se cacher ainsi tel le masque de Zorro ?
Pour aiguillonner un peu la rédactrice de ce blog libérateur de pensées trop longtemps contenues ?
Pour aiguiser même son appétit à une certaine réplique naturelle en elle, et fusante par l’esprit et les idées ?
Pour échafauder quelques projets sournois destinés à déstabiliser son interlocutrice ?
Pour « fidéliser » celle-ci à attendre avec une vive impatience quelques mots lui permettant de « rebondir » ?
Ou…
Tout simplement…
Trop simplement peut-être…
Fourmiller de silences, de blancs, de pauses, d’intentions, de… petits points…
Points d’exclamation ?
Points d’interrogation ?
Points de… suspension.
Où tout se dit, tout se devine, tout se déclare, tout s’ose, tout se perçoit.
Ces points « anonymes », ces points de mystère.
Ces points redoutés, ces points espérés.
Ces points qui disent tout et ne disent rien.
Ces points qui sont autant de clés vers autant de portes, et autant d’aventures.
Ces débouchés possibles vers des élans, des impulsions, des passions, tout ce que la raison ignore, que l’envie guette, que la raison retient.
Le jeu est plaisant.
L’idée n’est pas nouvelle.
Les mots sont là pour dire et quand ils ne disent rien c’est pire.
Nous chevauchons des nuages, des brumes de rêves.
Tout est permis dans l’imaginaire puisqu’il est libre et exempt de retenues !
Cher « gilet bleu », je suis votre diable, votre mauvaise conscience.
Vous le savez… Depuis le début.
Aspergez-moi d’eau bénite !
Faites-moi fuir !
Si vous l’osez !
Sinon…
(anonyme)
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