Ce qui explique mon activité blogueuse pour le moins inhabituelle un lundi (jamais le temps d’écrire du boulot d’habitude). Et une conversation avec Izzou vient de me donner l’idée d’un nouvel article.
Qui dit Noël dit cadeaux. Et qui dit cadeaux dit souvent papiers cadeaux. Or, notre magasin n’est pas encore approvisionné en scouts (snif) et ce sont nos blanches mains qui sont donc mises à contribution (avec plus ou moins de dextérité il faut l’avouer). Ce qui est à l’origine de situations plus ou moins heureuses…
Commençons par le traditionnel « vous avez bien enlevé le prix ? », qui part d’une bonne intention… Mais qui finit par donner des pulsions meurtrières quand c’est la 70e fois de la journée qu’on nous le répète.
Viennent ensuite les clients indécis. « Bleu ou doré, le papier cadeau ? » « Bleu… Remarquez le doré est sympa aussi (vous commencez à découper le papier). Non, bleu, c’est plus neutre (restons zen). » Et une fois le paquet fini « Finalement, doré, ça aurait peut être été mieux »… (tant pis !)
A l’opposé, on trouve les clients « à côté de la plaque » (si vous me permettez l’expression) : « Bleu ou doré, votre papier cadeau ? » « Rose ». Soit… Pas de lien logique, juste que ledit paquet était pour une fille (« bah, si vous avez du bleu, vous avez aussi du rose pour les filles non ? »… Non, on est le monde du Gilet bleu, pas du Gilet rose, désolée).
C’est aussi l’occasion de retrouver les clients pénibles qui viennent de vous faire tourner en bourrique dans les rayons (20 minutes pour leur trouver un livre cadeau qui les satisfassent, alors que votre seul indice était « un livre pour un homme de 30 ans » et qu’ils ont décidé de ne pas aimer toutes vos suggestions). Bien décidés à être affreux jusqu’au bout, ils demandent un paquet cadeau (« vous n’oubliez pas d’enlever le prix ») et exigent même du bolduc. Désarroi du Gilet bleu : « Euh… je veux bien vous donner un peu de bolduc, mais je ne sais pas le faire frisouter » (oui, je sais, ça peut paraître bête, mais on ne peut pas être parfait partout). Soupir exaspéré du client : « Donnez moi ça. Vous avez un ciseau ? » (et hop, de joli frisoutis) « Voilà, c’est pas compliqué non ? (d’un air hautain et méprisant) J’vous jure, la prochaine fois je ferai le paquet moi-même ! » (bonne idée).
Je passerai sur ceux qui vous réquisitionnent pendant dix bonnes minutes, le temps d’emballer les cadeaux pour le père, la mère, les frères, les sœurs, les oncles, les tantes, les amis etc (un paquet par livre, tant qu’à faire). Qui s’impatientent car tout n’est pas fini en deux minutes (et ils n’ont pas que ça à faire, ils sont pressés). Et qui ne voient pas les dix paquets en attente qui s’accumulent pour d’autres clients (au secours !!!).
Je vous tairai aussi notre angoisse face aux peluches à emballer, ou pire face aux livres ronds (si, si, souvenez-vous de « La boite à gâteaux », de Marabout : un cauchemar). Et je finirai par un superbe dialogue :
- « - Bonjour, est-ce que vous faites les paquets cadeaux ?
- - Oui, pas de souci. (léger doute en voyant le client sortir un livre d’un sac Fnac) Mais, euh… Vous l’avez acheté ici, le livre ?
- - Bah, non, à la Fnac.
- - Désolé, mais on ne fait les paquets que pour les livres achetés ici.
- - Oui, mais à la Fnac, ils ne donnent que des pochettes.
- - Et ?
- - Donc, vous ne voulez pas me faire un paquet ?! Et je fais comment moi ?!
- - Et bien, soit vous retournez à la Fnac prendre une pochette, soit vous achetez un rouleau de papier cadeau. On en vend si vous voulez…
- - Ah bah bravo le geste commercial ! J’ai bien fait de ne pas acheter chez vous ! »
Avouez, ça valait bien de conclure cet article non ?